De l'atelier à la pièce

Le projet Kalimat

Nous avons été contactés par Olivier Chéret, directeur de la maison de quartier Gallieni à Palaiseau au début de l’année 2017 pour animer une séance sur les violences faites aux femmes.

Le 25 novembre 2017, deux comédiens de la troupe ont présenté une « lecture jouée » de « Je te veux impeccable » de Loïc Choneau, qui relate l’histoire vraie d’une femme violentée ayant vécu un terrible drame. De nombreuses femmes du quartier étaient présentes lors de la lecture mais elles n’ont pas participé au débat.

 

Après la représentation, quelques femmes se sont rapprochées des comédiens et leur ont avoué que c’est la barrière de la langue et la timidité qui les ont empêchées de témoigner pleinement lors du débat. Plusieurs d’entre elles ont vécu, ou vivent encore, ces violences. Deye Dos Santos nous a particulièrement émues. Ayant lutté contre l’excision au Tchad, elle a dû quitter son pays à la suite de menaces. Elle souhaitait vivement pouvoir témoigner au travers de la forme théâtrale.

 

Le déroulement de l'atelier

  • Des débats et discussions sur les violences faites aux femmes (recherches sur le thème, échanges sur des histoires de femmes proches ou médiatisées ;
  • Des jeux théâtraux pour faciliter la prise de paroles, le lâcher prise sur scène et favoriser les rapports interpersonnels dans le groupe (exercices pour le corps, l’espace et la voix…) ;
  • Jeux d’improvisation pour création des personnages
  • Travail en amont de l’écriture de la pièce par Fatima Chaïb-Eddour, textes proposés au groupe pour échanges et écriture finale.

Comment elle s'appelle déjà ?

Le 8 mars 2019, pour la journée internationale des droits des femmes, elles ont présenté la lecture de l’acte 1 de « Comment elle s’appelle déjà ? ».

Suite à cette rencontre, nous avons proposé un atelier d’écriture théâtrale pour un groupe de femmes encadré par Fatima Chaïb Eddour.

Un groupe intergénérationnel de 11 femmes (12 à 73 ans) s’est constitué en mars 2018. Elles sont issues de catégories socio-professionnelles et de cultures différentes.

Le public, une trentaine de personnes, a été très réceptif et a apprécié la dimension tragi-comique. Ils souhaitaient connaître la fin de l’histoire.

L’atelier se poursuit jusqu’au 28 novembre 2019, date à laquelle une lecture publique sera présentée au « Caveau Jazz » à Palaiseau. L’objectif de ce partenariat avec la maison de quartier sera alors finalisé.