Qui sommes-nous ?

L’association regroupe des essonniens, vivant à Palaiseau et aux alentours, souhaitant s’investir dans la création et la diffusion d’œuvres culturelles, à partir notamment d’œuvres théâtrales.

Depuis 2016, notre ambition est de proposer des animations, pièces de théâtres, rallyes pédestres, manifestations culturelles, en direction de tout public. 

A travers ces activités nous privilégions les dimensions intergénérationnelles, inter-associatives et tout ce qui peut contribuer à un meilleur dynamisme local. Ces activités sont l’occasion d’exprimer des talents artistiques, de créer des liens dans un contexte ludique et participatif. 

Cyril

“Grace à l’association, j’ai eu la chance d’avoir pu jouer dans différentes pièces de théâtre. Ce qui n’était à l’origine  qu’un cours s’est par la suite transformé en  une aventure artistique et humaine hors du commun. Créer des liens conviviaux et solidaires tout en faisant le comédien : c’est le pied !!!!”

Evelyne

“Accueil, convivialité, gaîté, dynamisme, bienveillance, générosité, tolérance, empathie. Voici les maîtres-mots qui régissent la sympathique association qu’est crash text et animent ses membres. En dehors de ma passion pour les activités artistiques et culturelles et notamment pour le théâtre, je retrouve dans les actions de cette association l’esprit du mouvement d’éducation populaire qui a, de tout temps, guidé et donné du sens à mes actions. Je remercie crahtext de m’avoir associée à ses ambitieux projets et de m’offrir ainsi le plaisir de côtoyer de belles personnes.”

Julien

“Crash text en coulisse c’est d’abord de la convivialité!
C’est facile de passer de bons moments à monter des projets lorsqu’ils sont à chaque fois menés avec une vision minutieuse, sérieuse et en rehaussant à plusieurs reprises le challenge. Et puis on change de casquette, on passe du dessin au bricolage, de la cuisine à la visite guidée, de la couture à la livraison. Chacun avec sa passion et son expérience amène son énergie et ses compétences.”

Dans le même bateau

un souvenir de « la Pie Voleuse » Par Olivier

“Intimidé par le regard émeraude du capitaine, le journaliste bredouilla presque sa question.

– Finalement vous ne voyez pas souvent la mer…vous considérez-vous comme un marin ? 

Le commandant du sous-marin « le Triomphant » ne répondit pas tout de suite. Il contemplait le maelstrom doré du cognac dans son verre.     

– Je crois…je crois qu’être marin ce n’est pas voguer sur ou sous l’eau. Être marin, c’est la volonté de former ensemble un équipage.”

Mais pourquoi je pense à un truc pareil, là, maintenant ? la peur. Non, je n’ai pas peur. Même si j’ai l’estomac liquéfié. Rien mangé depuis ce midi. Il est 21h30. Ce matin, oui j’avais peur. Angoisse, terreur. Mais là, à deux répliques de mon entrée, je n’ai plus peur. Je l’ai déjà fait deux fois ce week-end. Les mains moites, je me cramponne pourtant à l’écritoire. Le parchemin factice clipsé dessus est couvert d’auréoles. Tant pis, c’est son dernier tour. Je suis focalisé sur la phrase clé que prononcera Cyril, le code qui va tout déclencher. Comme la lumière rouge qui s’allume dans l’avion pour dire au para : saute ! Drop !

Je n’ai jamais fait de parachutisme. Je me suis toujours demandé comment un homme pouvait faire un truc aussi contre-nature que court-circuiter son instinct de conservation. J’imagine le cri primal pour s’élancer dans le vide, la poussée d’adrénaline pendant la chute libre et l’énorme libération une fois la canopée déployée. Toute proportion gardée, dans trente secondes, c’est ce qui va se passer. D’où vient l’impulsion qui vous fait entrer sur scène sans hésitation ? je ne sais pas. A chaque fois que j’essaie de me souvenir, rien, le blanc. Mais une chose est sûre, ce soir, pas de cri de guerre viril, ni d’entrée tonitruante du genre « bon appétit messieurs ! ». Car ce soir, je suis Monsieur Duretête, greffier. Je suis un muet. 

Parachutisme, saut dans le vide…alors pourquoi diable cette histoire de sous-marin ? Le silence dans les coulisses ? Se mouvoir sans bruit, avec précision : concentration ? Guetter le moindre son extérieur pour jauger le public : froid, hostile, timide ou chaleureux ? Peut-être que l’envers du décor plongé dans l’obscurité ressemble à une coursive de navire, impression renforcée par l’enchevêtrement des câbles électriques. La pénombre à Jardin est comme un sas entre la moiteur réconfortante des coulisses et l’espace immense où se trouvent déjà les copains. Et plus loin encore, ce vide obscur, sidéral, où se tapissent ceux pour qui nous nous jetons à l’eau. Le public. Vous.

La fin de la réplique du Prévôt/Cyril. Le signal. Inspiration. Je me lance. Je sais que maintenant on me voit à travers les fausses fenêtres. J’abaisse la poignée, pousse la porte, geste irréversible. « Sortez de votre zone de confort !» dit le gourou du management. Bin voyons ! Je n’ai pas mes lunettes, je porte une perruque blonde, imitation de la coiffure de Dave. Ça gratte et la frange me retombe dans les yeux, sûr que je vais faire une crise de conjonctivite. J’essaie de maintenir ma bouche en un rictus bizarre, comme un cauchemar d’orthophoniste. T’en ficherais moi, du confort ! Je ne voulais pas que le personnage de Duretête soit une caricature, car finalement je l’aime bien ce gars-là. Raté. Pendant un court instant je me sens pire qu’à poil : ridicule.

Et puis il y a des rires qui fusent de la nuit en face. Des rires francs, sans moquerie. Aucun mérite, les camarades ont déjà conquis le public depuis bien des scènes. Mais ces rires me portent, me donnent encore plus le courage d’avancer. « Ah, Monsieur Duretête, approchez ! ». Par cette réplique, Cyril ne se contente pas de maintenir le rythme de la pièce et de me présenter au public. Il m’inclut dans le cercle de chaleur des comédiens déjà présents. Moi, je comprends « tranquille, tout va bien !». Je suis maintenant avant-scène, comme prévu. Je renforce un peu mon étrange grimace, y ajoutant un regard vitreux. Rires à nouveaux. Le Prévôt/ Cyril enchaîne. Je lui réponds par un mix de Giscard et de la Planète des Singes (je me comprends). Cyril sent que le public aime, alors il en rajoute, prend des libertés avec le texte, pour que je puisse continuer. Je suis totalement en confiance, j’en remets une couche. A ce moment, ce qui doit être un sourire de connivence entre le méchant Prévôt et son âme damnée le greffier Duretête est un vrai sourire de bonheur. Le bonheur de jouer. Mais très vite, tout s’enchaîne. Je me sers de Blaisot / Olivier comme d’un support pour écrire sur le parchemin. Petite vengeance ?  Pendant l’atelier, nous nous partagions le rôle de Blaisot. LE rôle central de la Pie Voleuse ! Mais bien vite, il était manifeste qu’Olivier était le meilleur choix. Même en bossant dur et en prenant des médocs, je ne serais jamais arrivé au dixième de son talent. Dieu qu’il joue bien l’animal ! Tant pis pour mon ego. Tant mieux pour vous ! Et là, j’ai envie de lui crier, de crier à tous les comédiens présents sur scène, « continuez ! Vous êtes trop bien ! ». Mais je suis un muet, vous vous souvenez ?

 

Voilà. Lorsque Crash Text m’a demandé d’écrire sur ce que la troupe m’a apporté, c’est ce souvenir qui a fusé le premier. Un souvenir de la Pie Voleuse, la première pièce proposée par Crash Text, mise en scène par Fatima, et présentée huit fois au théâtre de la Mare au Diable. Il y aura d’autres pièces, d’autres aventures. Mais ce sera toujours la même angoisse. Garder le rythme, donner de la sincérité et de l’émotion, ne pas mettre les copains en difficulté et mieux, les aider en cas de souci, les soutenir quand l’alchimie prend, et ainsi contribuer à vous offrir un spectacle qui se tient. Et toujours le même plaisir. Celui de se réunir tous les mardis pour travailler (un peu) boire et rigoler (beaucoup). Celui d’entrer dans le cercle de chaleur que l’éclairage contribue à former sur la scène. Celui de jouer avec les autres. Et si la pièce vous a plu…notre plus belle récompense.

La sagesse que j’en retire ? 1) Il faut toujours vérifier que votre pantalon n’a pas un trou placé à un endroit stratégique AVANT de s’enfermer dans les coulisses. Après, c’est trop tard. 2)  il n’y a pas de « petits » rôles, comme il n’y a pas de publics moins « comme il faut » que d’autres. Venez comme vous êtes. Vous avez le droit de rire, de rêver, de pleurer et même…de ne pas aimer. 

Et les sous-marins dans tout ça ? Franchement je n’en sais rien. Peut-être parce que pour moi l’aventure Crash Text a commencé avec la pièce de Jean Richepin « Le Flibustier » ? Une analogie vaseuse entre un équipage et une troupe ? Le « Que diable allait-il faire dans cette galère » de Molière ? Mon psy a bien une autre explication. Ce serait le symbole d’un truc qui m’obsède. Mais Crash Text comptant beaucoup de fans chez les enfants, sur ce sujet, il convient de se taire…   

Parmi nos bénévoles...

Crash text compte à l’année une trentaine de bénévoles en moyenne.

Baptiste

Président de l'association

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Raphaël

Trésorier

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Fatima

Metteuse en scène et intervenante dans les écoles

Loïc

Cours de dessins et décors de théâtre

Le site internet

Une très grande majorité des photos présentées sur ce site ont été prises par nos deux photographes Guillaume Rolland (vous pouvez retrouver son travail ici) et Patrick Gandais.

Et Vous ?